Namibie – Road trip

 

1398112_10153530474245434_1334512812_o   La Namibie fait partie de ces destinations totalement inconnue en France mais dont la popularité est forte au delà de nos frontières ( exemple ). Particulièrement en Allemagne étant donné que c’est une ancienne colonie germanique. Les réactions de mes proches étaient mitigées sur ce voyage « La quoi? La Namibie ? Mais pourquoi tu vas la bas? ». Pourtant lorsqu’on creuse un peu on se rend compte de tout le potentiel de ce pays. Voilà le récit de notre exploration.

 

 

 

Windhoek

Nous somme parti en avion de Francfort, seul aéroport pas trop éloigné de chez nous qui offre des vols direct vers Windhoek, le billet nous a couté environ 1000e allez retour avec la compagnie Air Namibia. Le vol était pas terrible, l’avion vétuste mais nous sommes arrivés à l’heure à bon port. Un petit passage par la douane ou on reconnait vite les touristes-chasseurs qui récupèrent leurs caisses à fusils à un guichet spécial. Dans le hall nous attendons notre contact qui doit nous emmener au bureau de l’entreprise qui nous loue le 4×4, il a 15 minutes de retard et on commence déjà à se demander si on s’est fait avoir ou pas. Mais non tout va bien, je fini par tomber dessus dans le hall, on bouge rapidement vers la capitale. On croise quelques Babouins sur le chemin, les paysages sont plutôt beau, collines et petits arbres, et il fait déjà très chaud.

On arrive dans la capitale, on remarque tout de suite les barbelés et les barrières électriques qui protègent toutes les grandes maisons qui longent les boulevards, on avait lu quelques remarques sur la sécurité douteuse de la ville, mais on ne s’attendait pas à ça. On récupère le 4×4, un gros Land Rover Defender avec 2 tentes dépliables sur le toits et tout équipé pour le camping : frigo sur batterie, chaises de camping, table dépliable, duvets, oreillers, couverts… Nous l’avons loué via l’entreprise Bushlore, de mémoire le prix était d’environ 1500-1600e pour 2 semaines. En arrivant devant l’auberge de jeunesse (le chameleon backpackers)  on remarque un panneau priant les résidents de ne surtout pas laisser la voiture dans la rue, tant le risque de vol est grand. L’auberge est spacieuse, sympa, il y a une petite piscine, un bar, le wifi est pas terrible et payant par contre. On profite de cette journée pour aller faire quelques courses dans la ville (sans grand intérêt) et se reposer de notre vol de nuit.

 

Sur la route du sud

Nous partons tôt le matin après avoir petit déjeuner à l’auberge, direction le sud. Notre première attraction est le passage du panneau indiquant le tropique du Capricorne, première pause photo, on se dégourdit les jambes et on repart. Sur le chemin on s’arrête à la Hardap game reserve, petit parc naturel avec un lac soit disant bleu, on fait la grande boucle extérieure, on est tout content de voir quelques animaux sauvages par ci par la, des antilopes Springbok, des Oryx, quelques autruches.. Mais honnêtement la visite ne vaut pas spécialement le coup, vous retrouverez ces animaux en grande quantité autre part dans le pays. Mais c’est une bonne introduction à la brousse Namibienne.

On reprend la route vers le sud, on a pour objectif de dormir au Quivertree Forest Rest Camp, un campement dans la krokerboom forest, sorte de foret avec des arbres apparemment assez bizarres. On passe rapidement par Mariental pour faire quelques courses dans un grand supermarché SPAR (il n y’en a pas des masses donc dès que vous en voyez un, faites y vos courses!) et on mange dans le restaurant du supermarché, on commence déjà à se faire dévisager par les locaux. Arrivé au campement en fin d’après midi, c’est grand, c’est relativement propre et bien organisé, cela nous coute environ 620 dollars namibien pour la nuit pour 4 personnes soit 47e. A coté du camping se trouve la foret en question, nous assistons à notre premier coucher de soleil en compagnie des petits animaux locaux, les damans. Barbecue au campement, au menu riz/concombre/tomate + 1,2kg de steak de bœuf mariné, on se régale!  On déploie pour la première fois les tentes sur le toits du 4×4 sans trop de difficulté et dodo.

Direction le fish canyon

Le matin on passe rapidement au giant’s playground, sorte de foret de rochers, un arrêt pas forcément nécessaire à mon avis. On reprend de l’essence à Ketmanshoop et on s’engage sur la piste qui conduit au point de vue de Hobas au fish canyon (M2B puis C37), tout est bien indiqué et bien qu’il fasse chaud, qu’il y a beaucoup de poussières, on finit par arrivé au point de vue, le fish canyon est le deuxième plus grand canyon du monde, la vue est splendide. On mange tranquillement à Hobas sur la terrasse du magasin du camping, heureusement qu’on avait prévu des sandwich car il n’y a rien à manger sur place, bon ils vendent de la bière et du cidre, c’est déjà ça. On remonte dans la voiture et on repart vers le sud car ce soir on dort au Ai Ai hot springs camp site. La route est longue et tortueuse, on croise quelques panneaux d’animaux sympa et quelques antilopes et autruches en chemin.

On arrive en fin d’aprèm au campement, relativement vide. Pas de wi fi mais des babouins qui volent la nourriture, attention à tout fermer en allant se coucher! Piscine, Apéro, couché de soleil et diner au restaurant du camping, soit dit en passant très bon et pas trop cher, on y a quand même manger des escargots..

En route vers l’Océan !

On repart par le même chemin par lequel on est arrivé, et on rejoint la B4, la route principale qui va vers l’ouest, vers Luderitz et l’Océan. On fait une pause à Aus pour faire le plein et manger un morceau, je me fais plaisir avec 500g des ribs sauce maison excellent pour environ 8 ou 9e. On s’arrête pour voir des chevaux sauvage à un point de vue sur le chemin mais on repart vite car il n’yen a qu’un seul et qu’il a l’air mal en point. Nous voulions visiter la ville fantôme de Kolmmanskoop dans l’aprèm mais nous avons la désagréable surprise de nous voir l’accès refusé, la ville fermant ses portes vers 14h, attention donc prévoyez de faire la visite le matin ! On continue donc vers Luderitz et nous explorons les alentours de la ville pour finir vers Diaz point avec un café et des huitres fraiches dans le petit restaurant locale, l’ambiance est géniale, il n’y a rien autour, le calme, le vent du large, des huitres… On rentre ensuite au camping que nous avions réservé : le Luderitz Shark Island Camping Site.

Le soir on mange dans un restaurant de la ville, le ritzi’s seafood, on mange des huitres et un plateau de fruit de mer pour certains, l’un d’entre nous a la mauvaise idée de commander le plat du chef, un espèce de filet d’antilope fourré aux lardons, aux moules, au fromage et aux champignons, apparemment assez difficile à manger.. Les fruits de mers étaient pas mal cela dit. Attention le camping est venteux et il fait froid la nuit.

La remontée vers le Désert

Nous partons très tôt pour arrivé pour l’ouverture de la ville fantôme, nous sommes donc les premiers à se lancer dans l’exploration, c’est très sympa, en une heure on a fait le tour et on repart le sourire au lèvre, cette ville est un bijou pour les photographes. Pour se rendre à Sesriem, nous devons repasser par Aus sur la B4, on refait le plein et on bifurque au bout de quelques km sur de la piste qui va vers le nord. On fait beaucoup de route ce jour la, on mange des sandwichs sur le chemin. On passe par la D707, une des plus belles routes de Namibie, on alterne plusieurs type de routes et de pistes et après un sprint final à 100km/h sur du gravier nous arrivons à Sesriem à temps pour le couché de soleil. Et vu le spectacle on a bien fait de se dépêcher !! Le coucher de soleil sur la plaine est grandiose, les couleurs du ciel sur les montagnes magnifique, un grand moment. Le sable rouge est très beau.

On rentre au camping, on déploie les tentes, on fait griller la viandes et on prend l’apéro tranquillement sous les yeux de nombreux chacals qui rodent autour de notre campement et qui n’hésite pas à approcher à moins de 3m de nous.

Deadvlei et la route de l’ouest

Le matin nous conduisons sur environ 45-50km vers l’ouest pour voir Deadvlei et Sossuvlei, les principales vues du désert. Sur le chemin nous croisons la dune45, certains en font l’ascension, nous on est un peu short niveau timing donc on ne tente pas. Deadvlei est magique, dommage qu’il y est pas mal de touristes mais on peut quand même glisser quelques clichés sans personne autour, le contraste du sable brun, du sol blanc et du ciel bleu est saisissant. On reste une trentaine de minute et on repart au camp de Sesriem, on mange un burger moyen au restaurant du camping et on repart vers notre prochaine destination : le camp site d’Homeb.

Après midi route, on passe à coté du zebra pan et on voit nos premiers zèbres sauvages qui galope à coté de nous, l’occasion d’égayer un peu le trajet assez morne.

Le campement de Homeb est minuscule, pas d’accueil, pas de village à coté, personne, un lit de rivière asséché à deux pas. Heureusement qu’un autre groupe de touriste y réside pour nous confirmer que c’est bien la ! C’est d’ailleurs un groupe de français, ils nous racontent leurs déboires, ils ont perdu leurs matos photo et se sont fait voler des sacs dans leurs voitures…

Walvis bay

Nous partons dans la matinée, on remonte les pistes vers le nord ouest sans croiser grand monde, nous entrons à Walvis Bay en début d’après midi, la ville est plutôt riche, on voit beaucoup de blancs, des golfs, du quad.. On est plus du tout dans la brousse.. On mange dans un petit restaurant à l’entrée de la ville et on se dirige tout de suite vers le bed and breakfast que nous avions réservé : le Loubser’s B&B. L’hôte est une vielle dame, très sympathique qui nous ouvre la porte et nous installe dans une chambre immense, il y a du wifi, il fait bon et calme, nous profitons de cette après midi pour nous reposer, contacter nos proches et faire quelques courses dans la ville. Profitez bien des grandes villes pour acheter de la nourriture car c’est très compliqué de trouver quoi que ce soit autre part !! Je discute un peu avec avec la madame, c’est une blanche Zimbabwéenne, nous parlons de l’afrique du sud, de Mandela, de la Namibie..

Journée activité

Le lendemain nous avons rendez vous au Dolphins coffee à 7h30 du matin pour une excursion en kayak dans l’Océan. Nous avons opté pour l’organisme eco marine kayak tours , la guide est très bavarde mais sympathique, au bout de 45 minutes de voiture on arrive à l’extrémité de la péninsule, on sort les kayaks et on pagaye tranquillement à proximité de bancs de phoques, des dauphins nous accompagnent, des flamands roses se montrent. Une activité pas franchement nécessaire mais sympa. On nous offre des sandwichs à la fin et du café, et on nous re-dépose au Dolphins coffee ou nous avions laissé notre voiture (gardée bien sur).

Nous passons au Loubser’s pour récupérer nos valises et manger, puis nous partons rapidement vers le nord à Swakopmund pour faire du quad. Nous avions réservé 3h avec l’organisme desert explorers. Pour 50e/tête 2h de quad et 1h de sandboarding ça vaut le coup! On nous donne les quads les plus puissant, des 250cm3, ils n’ont pas l’air en super état, sur le mien la pédale de vitesse marche pas terrible, mais on passe un super moment, l’impression de vitesse est géniale, on fonce dans les dunes, on les montes, on les descends, vraiment génial. Le sandboarding était sympa aussi mais c’est dur de remonter la grande dune à pied en plein cagnard après avoir bouffer du sable :p Sur le chemin du retour un allemand qui nous accompagne se renverse ainsi que l’un d’entre nous, les guides ont l’air plus intéressé par l’état du quad que par la santé des conducteurs… Au retour à la base le guide essaye d’extorquer 400e à notre ami pour une minuscule égratignure sur la carrosserie en plastique du quad, on refuse, on demande le manager, et le guide laisse tombé. L’activité était super mais on en garde un gout amer.

On speed ensuite vers le nord pour rejoindre Henties Bay, nous dormons au Buck Camp pour 250$N en tout !!! soit environ 18e. le campement est moche, vide, entouré par un muret, à 50m il y a une favela (un township) et le gardien a pas l’air très en forme, son visage est tailladé de coups de machette. Je déconseille de s’arrêter ici, le prix est pas cher mais le cadre vraiment pas terrible…

Skeleton Coast et Damarland

On repart vers le nord le lendemain matin, On s’arrête tout d’abord à Cape Cross pour voir la colonie de phoques, des centaines, voir des milliers d’entre eux sont sur la plage face à nous, pas mal de bébés mort, pas mal de bébé qui naissent sous nos yeux, ça sent pas très bon mais je doute qu’on puisse voir un tel spectacle autre part.

Un peu plus haut on entre dans le parc de la Skeleton Coast, l’occasion de faire une photo sympa devant la porte d’entrée. Cette côte est l’une des plus sauvages au monde, des centaines de km sans personne avec parfois des épaves de bateaux. Apparemment pour voir les plus grosses il fallait allez loin au nord mais nous n’avions pas le temps, on s’est contenté d’un petit bateau et d’une plateforme pétrolière avant de bifurquer vers l’ouest avant tora bay, de toute façon il fallait un permis pour monter plus haut.

Le paysage change très vite et on passe de la cote déserte et fraiche aux plateaux boisés et chauds du Damarland, c’est très beau et ça change des paysages désertiques. On croise quelques Himbas (tribu locale) à une station service et on fini par arrivé vers notre campement. On fait le check in au lodge ( le Grootberg Lodge ) dont dépend le camp, la vue est absolument splendide mais les chambres un peu trop cher… On installe le camp au camp site et on se restaure tranquillement, le cadre est pas mal, il y a même une petite piscine.

Ravitaillement et Etosha

On commence à être sérieusement à sec de nourriture, et la région est VRAIMENT pas fournie en magasin. On décide d’aller voir à la grande ville du coin, Kamanjab, pour faire des emplettes avant de nous diriger vers le parc animalier d’Etosha. La ville est petite, il y a un supermarché, et dès notre arrivée des gens viennent nous solliciter pour de la nourriture et de l’argent, l’ambiance est pesante, limite on capte des regards agressifs et menaçant, on part assez vite, la Namibie ne nous aura pas laisser un super souvenir niveau hospitalité et accueil en général. Il n’y avait pas grand chose dans le magasin, on décide donc de nous rentre à une autre ville dite « étape » avant Etosha, Outjo.

On se gare comme des touristes devant un magasin sur l’artère principale de la ville et on se fait de nouveau encercler en 10 secondes par des gens qui essayent de nous vendre des trucs, ils sont chiants, insistants et s’énervent quand l’un de nous refuse de descendre la vitre de son coté. On fini par bouger et chercher un autre super marché, on se gare dans une rue plus calme, et on repère un supermarché qui a l’air bien, un « so food ». Je reste garder la voiture (globalement il faut éviter de laisser la voiture sans surveillance dans ce pays), les autres partent faire des courses, Alleluia, la viande a l’air ok et le supermarché est bien tenu.

On prend le chemin du nord vers Etosha, vers le campement Okaukuejo, on arrive à l’entrée du parc, on prend le permis et on fait le check in 17km plus loin à la réception du campement, il y a beaucoup de touristes, il y a une piscine , le campement est grand. On déplie les tentes, et on se rend au point d’eau à coté du camping pour assister au premier couché de soleil d’Etosha, on voit quelques éléphants, des giraffes, un rhino.. Le spectacle est superbe.

Etosha suite

Le lendemain on laisse la table et les chaises sur notre emplacement et on commence à rouler dans le parc, on va à tout les points d’eau de l’ouest, on voit des zébus, des zèbres, des antilopes de toute sorte, des girafes, des phacochères… Et vers la fin de l’après midi notre première lionne ! Un grand moment, ça faisait 25 minutes qu’on était en embuscade à coté de la pleine et soudain Rémi repèrent avec ses yeux de lynx la silhouette de la lionne en haut d’une petite colline.

Le soir on assiste de nouveau au couché du soleil. Pendant la nuit certains d’entre nous se rendent au point d’eau, et voient pas moins de 8 Rhinocéros! un peu plus loin ils verront également une meute de lion se régaler d’une carcasse.

Etosha suite 2

On quitte après ces deux nuits le campement de l’ouest et on se dirige vers l’est de la réserve, notre troisième nuit est au campement de Halali. On visite les points d’eaux sur le chemin, on voient de nouveau tout un tas d’animaux, c’est limite trop facile. Le soir on arrive à Halali sous un ciel ombreux et menaçant, on réussi tout de même à se faire à manger, cette fois ci le camp n’est pas infesté de chacals, mais de honey badgers, sorte de créatures démoniaques et bien flippantes ! On loupe une photo magique à quelques minutes prêt, juste avant qu’on arrive une dizaine d’éléphants avaient fait un passage..

En route vers Okonjima

Le lendemain nous faisons un dernier tour sur les points d’eau de l’est du parc et nous faisons le plein au dernier camping, Namutoni, nous sortons du parc et nous nous dirigeons vers le sud. Nous mangeons sur le chemin et en milieu d’après midi nous arrivons enfin dans notre dernier campement, Okonjima (Territoire des babouins en langue locale), un guide en quad nous emmène à notre emplacement, c’est superbe. Okonjima accueille également l’association Africat spécialisé dans le secours de félins et la prévention de leurs chasse. Ils ont donc dans le parc des léopards et des guépards que nous verront le lendemain matin. Par contre pas de magasins à moins de 100km et il ne nous reste pas grand chose, notre guide contacte les lodges de la réserve et nous obtiens un diner à 200$N dans l’un d’entre eux. Le diner est très sympa, il y a pas mal d’autre touristes (aisés).

Dernier jour en Namibie

Un guide vient nous chercher à 7h du matin pour faire un visite de la réserve. Il nous fait entrer dans un immense enclos avec des guépards, nous nous faisons plaisir sur les photographies. Nous allons ensuite voir Wuthu le léopard, encore une fois c’est magique. Après un petit speech sur l’assoc, le guide nous ramène au campement et nous plions bagage.

Il est temps d’aller rendre la voiture et reprendre l’avion vers Francfort. C’est bronzé, fatigué, mais avec le sourire et plein de belles photos que nous rentrons vers le froid européen, apparemment il a neiger durant notre séjour…

 

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