Tanzanie Combo trip – Part 1 – Kilimandjaro

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Durant l’été 2015 nous sommes parti faire la Tanzanie. La Tanzanie est grand pays, très peu développé mais qui comporte un certain nombre d’endroits à voir absolument au cours de sa vie. Un tel voyage nécessite une bonne organisation afin de voir un maximum de choses sans perdre trop de temps. Nous avons donc segmenté le voyage en 3 parties, une semaine chacune. La première partie du voyage sera l’ascension du Kilimandjaro, toit de l’Afrique aux neiges éternelles. Suivie d’une semaine de safari dans les parcs tanzanien, au programme : Le Lac Manyara, Serengeti, cratère Ngorongoro et Tarangire. Et enfin une semaine de détente à la plage sur l’île de Zanzibar.

 

Nous nous sommes rejoint à l’aéroport de Francfort pour un départ groupé et après une escale en Ethiopie ou l’un des nôtres à failli se faire embarquer par la sécurité de l’aéroport à cause d’un canif-cuillère dans son sac nous atterrissons donc à l’aéroport du Kilimandjaro. Le temps de récupérer nos bagages (chaotique, l’aéroport ne brille pas par son organisation) nous rejoignons le chauffeur de l’agence avec laquelle nous avons organisé le trek (CONGEMA Safari). Il nous amène à l’hôtel à Arusha ou nous allons passer la nuit avant de partir pour le Trek lui même. L’hôtel (Silver Palm Hotel) est propre mais le personnel est inefficace, lent, le restaurant est très très moyen avec la moitié des plats du menu indisponible. L’après midi un représentant de l’agence vient avec le guide du trek à l’hôtel, passe en revu notre matériel (nous avions reçu une liste de la part de l’agence) et nous présente le programme de la prochaine semaine, il nous présente également la route que nous allons suivre : la voie Machame.  Nous passons la soirée devant l’hôtel sur le trottoir à boire du Rhum avec le garde Massai de faction.

Le lendemain matin nous retrouvons l’ensemble de l’équipe du trek devant l’hôtel, à savoir :

  • Le guide
  • L’apprenti guide
  • Le cuisinier
  • 13 porteurs

Nous embarquons tous dans le petit bus, et nous laissons une partie de nos affaires à l’hôtel. Après 2h de route nous arrivons à la porte d’accès au parc du Kilimandjaro, nous déjeunons sur place avec de petit singes qui essaie de nous voler notre nourriture. Une fois que les questions administratives sont réglées et toutes les affaires chargées nous passons la grille d’accès et nous commençons l’ascension ! La première journée se déroule dans une jungle luxuriante, avec beaucoup de brume et une atmosphère très humide. La montée est facile, l’altitude basse et la température agréable. Après quelques heures nous arrivons au premier camp ou nous allons dormir. Les porteurs ont déjà monté les tentes, nous installons nos sac de couchage etc et nous mangeons notre dîner. La nourriture n’est pas fameuse mais tout à fait acceptable compte tenu des circonstances. La nuit est calme, il ne fait pas trop froid.

 

 

Le lendemain les porteurs et les guides nous chante la chanson du Kilimandjaro, sensée nous porter chance durant l’ascension. Nous nous mettons ensuite en route et sortons de la jungle et du brouillard, nous dépassons la couche nuageuse et nous retrouvons au-dessus d’une mer de nuage avec le sommet et ses neiges en vue.  Ce soir nous dormons a plus de 3000m, le camp est grand, il y a beaucoup de touristes. Le coucher du soleil est magnifique, les couleurs orangées se reflètent sur la couche nuageuse et au loin  nous voyons le mont Meru, deuxième plus haut sommet de la Tanzanie. Certains d’entre nous commence à sentir les effets de l’altitude et passe une très mauvaise nuit. Régulièrement on voit des touristes se précipiter aux toilettes du camp en courant.

 

 

 

Au matin notre ami est encore plus malade que la veille, pour le booster un peu le cuisinier lui prépare un thermos de thé au gingembre. C’est d’un pas chancelant qu’il nous suivra durant la journée. Nous montons jusqu’à la Lava Tower à 4400m avant de redescendre vers le camp de Barranco. La végétation à totalement disparue, le sol est rocailleux, et le panorama assez morne.  Pour nous acclimater nous montons tous les jours jusqu’au camp suivant, puis nous continuons de monter une petite demi-heure et nous redescendons au camp. Le fait de monter et dormir un peu plus bas permet au corps de s’habituer à l’altitude plus efficacement. Il commence à faire un peu plus frais. Le premier jour nous étions en t shirt et maintenant en polaire.

 

 

Petit déjeuner à base de thé et de biscuits, comme d’habitude, petit brin de toilette et nous  « escaladons » le barranco Wall, une sorte de paroi de pierre. Escalader est un bien grand mot, mais le chemin est plus compliqué que les sentier des derniers jours. Le sommet se fait de plus en plus proche, la marche un peu plus pénible. On commence à sentir l’altitude, la nourriture moyenne, les nuits en tente sur sol rocailleux, l’absence de douche et de confort. L’addition de tous ces facteurs affaiblie le corps. Le camp ou nous dormons est le dernier camp avant le « Base camp » d’où se fera l’ascension finale. Nous contrôlons notre matériel et commençons à nous organiser pour le summit push.

 

 

Au petit matin décollage vers le base camp. Le programme de la journée est chargé : monter jusqu’au base camp, manger, dormir jusqu’à 23h, se lever, grignoter et partir à minuit vers le sommet afin d’arriver vers 6-7h pour le lever du soleil. Le base camp est plus petit et beaucoup plus escarpé que les camps précédent. Trouver un spot parmis les rochers pour les tentes est compliqué, les toilettes de pire en pire. Nous allons faire la sieste, compliqué de dormir à 16-17h surtout avec le mal de tête qui s’accentue. La nuit tombe et le guide nous réveille vers 23h. Une tasse de thé chaud, quelques biscuits et on enfile nos habits chauds pour le dernier rush de notre aventure sur le Kili.

Vu qu’on est à plus de 5000 mètres, et que la montée se fait de nuit il fait assez froid (en dessous de 0). Bien prévoir du coup des chaussettes chaudes, des chaufferettes, des moufles, un bonnet et des habits adaptés ! Dans le noir nous commençons à monter, on ne voit pas grand-chose à part le faisceau de nos lampes frontales, on distingue d’ailleurs devant et derrière les petites lumières des autres grimpeurs, une procession de petit point de lumière dans la nuit noire. Au bout de quelques heures la montée devient difficile, le froid, l’altitude et la fatigue accumulé + les nausées de cette dernière journée ne joue pas en ma faveur, mais le mental tient, hors de question de s’arrêter avant d’avoir atteint le célèbre panneau du Uhuru peak.

Lorsque nous arrivons au Stellar Point la lumière du jour pointe le bout de son nez et l’ascension devient beaucoup moins ennuyante. Entre Stellar point et le sommet il  y a 40-50 minutes de marche, à petit pat (polé polé comme dise les tanzaniens, doucement doucement). C’est lors de cette marche que nous assistons donc à la levé du soleil sur la mer de nuage, nous commençons à discerner les glaces du sommet, et nous croisons bon nombre de promeneurs qui comme nous visitent le plus haut sommet de l’Afrique.

 

 

Le temps de prendre une petite photo en haut et on commence la descente. 7h pour arriver au sommet, redescente au base camp, 2h, petite sieste et de nouveau réveil et descente à 3000m pour la nuit. 14h de rando dans la journée c’est rude, 14h pour passer du sommet enneigé aux jungle luxuriante de la partie basse du Kili. Le camp est monté en vitesse et dodo pour tout le monde.

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Le lendemain matin nous organisons la cérémonie des « tips », effectivement en plus du tarif versé à l’agence de voyage vous vous devez de verser un pourboire à la totalité de l’équipe qui vous a permis de monter en haut. Personnellement je n’aime pas vraiment ce genre de cérémonie, j’aurais largement préféré payer un tarif fixe mais bon, c’est la tradition. Selon le grade de la personne vous aller devoir lui donner, en cash, une certaine somme. Guide -> apprenti guide -> cuisinier -> porteur éventuel qui vous a suivi jusqu’au sommet -> porteurs. Vous pouvez négocier avec le guide afin de vous mettre d’accord sur le montant journalier à verser, mais je vous préviens, c’est un sacré montant  de l’ordre de 15(*1)-> 13(*1) -> 12(*1) -> 10(*1) -> 8(*12) pour 7 jours . Bien y penser avant de se lancer dans l’ascension.

 

 

 

Suite à cette « cérémonie » ou vos compagnons de montée vont vous regarder d’un air implorant et réagiront positivement ou négativement selon le montant, le camp est replié et l’équipe redescend jusqu’à la porte d’entrée du parc national ou le minibus vous récupère et vous ramène à l’hôtel. C’est content mais fatigué et quelque part « soulagé » que nous déposons nos affaires dans nos chambres.

Après une semaine de nutrition moyennement savoureuse sur les pentes du Kilimandjaro nous étions à la recherche d’un restaurant sympa à Arusha. Nous dinons le soir au on sea house (http://www.onseahouse.com/), une belle surprise. Le restaurant est en hauteur et on dine sur la terrasse, la vue est belle et le couché de soleil appréciable. Un petit concert de guitare en fond sonore, de la nourriture occidentale et du bon vin, parfait pour clôturer notre semaine sur le Kili.

Petit conseil en vrac :

  • Prenez de l’Immodium et des produits pour le mal de tête et les nausées.
  • Prenez de la boisson énergétique genre isostar en tablette + des barres énergétiques à grignoter.
  • Prenez des habits adaptés à la chaleur du début et au froid du sommet.
  • Prenez des batteries externes pour vos appareils électriques, vous ne trouverez AUCUNE prise sur le chemin du sommet.
  • Ne vous chargez pas inutilement, ni dans votre grand sac par égard au porteur qui devra le porter ni dans votre sac de tous les jours, ça pèse après qq jours.
  • Bonnes chaussures de rando + bâtons.
  • Des lingettes pour faire un minimum de toilette sur le chemin.
  • Moi j’ai également emmené un petit sapin odorant pour la tente, après quelques jours à marcher sans se laver ça commence à sentir dans la tente J
  • Concernant le mal des montagnes, chacun réagit différemment, perso j’ai eu aucun problème avant le 2 derniers jours, un ami a eu des problèmes les jours 3 et 4 et certains n’ont rien senti.

 

Video du voyage : (Kili 0 -> 1m56)

 

 

Voici la liste du matos que j’ai emmené avec moi :

 

Textile

 
Nécessité
Commentaire
Choix
Prix
VesteOui--Northface avec duvet integré--
PolaireOui--Northface--
2 Sous vetement compressif basOui--Nike running--
2 Sous vetement compressif HautOui--Nike running--
Pantalon de randoOuiTrekker59
Chaussures de randoOui--Salomon69
2 paires de chaussettes thermiquesOui
5 paires de chaussetes de randoOui
5 calecons/boxers pour la randoOuiNike running
BonnetOui--Supreme--
Gants normauxOption--North face--
Moufles grand froidOui--Millet104
CasquetteOui--Rogue--

 

Autres

 
Nécessité
Commentaire
Choix
Prix
Sac à viandeOptionSea to summit59
Sac de couchageOuiMilllet base camp140
Lampe frontaleOui--Led Lenser--
Camel backOui--Camelbak50
Gatorade/Powerade en poudreOption--Isostar15
SteripenOption--Steripen59
Sac impermeable pour tout porter dans le sac a dosOui
Lunettes de soleilOui--Oakley--
Barres céréales/EnergieOption--Assortiment35
Thunes pour donner les poureboiresOuià prévoir dans le budget c'est important--200
Baton de marcheOption--FLICKLOCK15
HandWarmerOptionPour se rechauffer les mainsGrabber10
Metal Aluminium BouteilleOptionA remplir d eau chaude le soir pour avoir une bouillottePrimus14.5
Batterie externeOptionAnker45
CouteauOption
Sac de rando 75 LOuiBerg89

 

 
Nécessité
Commentaire
Choix
Prix
--
LabelloOption----
Creme solaire indice 30Oui----
Brosse a dentOui----
DentifriceOui----
PQOui----
DeodorantOui----
Petite servietteOui----
Un peu de savonOui----
CoussinOui

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